Posté le 26.12.2007 par litteratureetevasion
Vieux Renart réapparaît,
Sous une toute autre couleur,
Avec d'autres odeurs,
De forêt en forêt, il est égaré.
Renart, vit de ses tromperies,
Mais tout le monde les connaît,
C'est pourquoi il paye le prix,
Et se voit aussitôt damné.
Le trottoir ne lui convient pas,
Vieux Renart préfère la forêt,
Sans lois, il peut effarer,
Et usurper des autres un repas.
A la pêche Renart conduit son compère,
Avec toutes les intentions de tricherie,
Aussi cruel qu'une vipère,
Ses atouts sont la duperie.
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Posté le 26.12.2007 par litteratureetevasion
A peine,le roi venait-il d'en finir,
Que surviennent les poules et Chantecler
Pinte, la première s'écria:je voudrais mourir,
Puisque Renart a ôté la vie de mes cinq frères.
Lorsque le suzerain se mit à soupirer,
Toutes les bêtes, comme des feuilles tremblaient,
Même l'ours et le sanglier se voyaient effarés,
La terreur régnait au sein de l'assemblée.
Un souverain sur un trône a tous les pouvoirs,
Malgré ses incapacités à réellement gouverner,
Et s'il doit promettre, il ne faut pas le croire,
En tant que vieillard, il veut nous berner.
Dame Pinte, dit le roi en rugissant,
Par la foi que je dois à l'âme de mon père,
Vous verrez dans cette cour couler du sang,
Je suis à présent aveuglé par la colère.
Un athlète âgé, doit savoir se retirer,
Et laisser aux plus jeunes la responsabilité,
Pour l'honneur et ne pas fatalement expirer,
Mais, de nos jours, l'homme cherche l'immortalité.
Posté le 26.12.2007 par litteratureetevasion
Odeur de beurre rance,
Couleur assombrie et terne,
Qui envahissent ma France,
Et qui sortent des cavernes.
Fléau existant en masse,
Rendant hétérogène notre société,
Qui sur elle-même se ramasse,
Endeuillée par sa fatalité.
Forte est cette odeur de chocolat,
Qui sort de la pièce d'à côté,
Où je vois une femme à plat,
Qui se penche; jambes écartées.
Le chocolat jamais ne se mêle au beurre,
Voilà, ma douce France! Ma Mère, Ma Patrie!
Pour la Prospérité, tu attends ton heure,
Et que Dieu, de ses mains fasse la tri!
Posté le 26.12.2007 par litteratureetevasion
Sens-tu la fuite du Temps?
Fugace, traitre et maître,
L'éprouves-tu dans ton caleçon?
Elle étrangle tout ton être.
Sens-tu ces odeurs coupables?
Suspectes par leurs actes,
Tout devient alors impalpable,
Aucune trève, aucun pacte.
Vois-tu ces deux amoureux
Qui s'embrassent et se détestent,
L'amour est un sentiment vereux,
Qui se propage comme la peste.
Vois-tu ce corps désirant
Insatisfait, cupide et violent,
Tout se met dans le même rang,
La fin arrive, mais c'est si lent.
Posté le 26.12.2007 par litteratureetevasion
Non, je n'ai rien oublié,
Gravés pour toujours nos souvenirs,
Que je me défends de publier,
Tu as bien su me punir.
Le temps passe et me pourchasse,
Sans toi, c'est incommensurable et infini,
Puisque soucis et lassitude s'enchâssent,
Tout monde hors du tien est banni.
Univers qui s'écrit en vers,
Où sublime et amour se serrent,
Dans un jardin lointain et vert.
Non, je n'ai rien oublié,
Nos amours jadis qui illuminaient,
Et nos corps chauds qui se liaient,
De passion, l'être en nous renaît.
Posté le 26.12.2007 par litteratureetevasion
Sorcière à la peau crasseuse,
Au teint terne, couleur de nuit,
C'est le crépuscule, c'est la faucheuse
Qui nous rend visite et nous ennuie.
Si avec Elle, on goûte à la mort,
Sans pour autant vraiment mourir;
C'est pour nous accabler de nos remords,
Et jusqu'à la fin, nous faire courir.
Elle me dévide, c'est un vampire,
Fière de ses dents aiguisées,
De sa chevelure et de son empire,
C'est un monstre en femme déguisé.
Son odeur fétide se sent dans ses soupirs,
Quand elle t'embrasse et fort te serre,
Alors tu gémis comme un martyr,
Et tu te perds dans ses mystères.
Posté le 26.12.2007 par litteratureetevasion
Le chat, revient comme un pacha,
Le rat le menace jusqu'au trépas,
Puisqu'il mérite tous les crachats,
Il est revenu sur ses pas.
Matou, manou, sans aucun sou,
Fou, cruel et jusqu'où?
Quand lui reviendra la raison?
Il danse et chante à toutes les saisons.
Quand, reverrai-je ma bien-aimée?
Elle est partie depuis longtemps,
Sans même laisser ses coordonnées,
Et qu'il est trop long tout ce temps!
Je l'attends, avec mon matou,
Un peu fou, un peu paresseux
Je la chercherai partout,
Sans y renoncer, je serai chanceux.
Posté le 26.12.2007 par litteratureetevasion
Diras-tu que je t'aime?
Ou que je cherche mon intérêt?
Tu te trouves face à un dilemme,
Je suis vrai ou je t'ai leurrée?
Mais la vérité est si profonde,
Il faut creuser sans renoncer,
Tu crois que je suis le Roi des ondes,
Je ne suis qu'un humain qui ne fait que passer.
Dans mes poèmes, je suis comme tout autre,
Avec mes faiblesses, de toi je me rapproche,
Sans me vanter de tenir la vérité tel un apôtre,
Et à mes leurres en fumées je me raccroche.
Pitié, s'il vous plaît ne me jugez pas,
Il est encore tôt pour porter les armes
Tu me comprendras, suis-moi pas à pas,
Et tu verras tes pauvres yeux en larmes
Posté le 26.12.2007 par litteratureetevasion
Masse de chair, accumulée,
Corpulent, jusqu'à l'idiotie,
Portrait parfait d'un poulet
Sans coeur, ni merci.
Telle une sangsue,
Qui prend toujours et jamais ne donne,
Armé d'une matraque ou d'une massue
Il vit sa vie et fredonne.
Tiré des oreilles par une diablesse,
Est-ce une sorcière au nez crochu?
Avec elletout est faiblesse,
Lui et elle sont bien fichus.
C'est laraison du plus mesquin,
Comparaison faisant du pantin un modèle
Qu'on trouve dans les récits ou les bouquins
Finalement, le ventru à son image,est si fidèle!
Posté le 26.12.2007 par litteratureetevasion
A mes côté, elle est passée,
Elégante,gracieuse dans sa marche,
Comme si son chemin était tracé,
D'avance, je pense à une démarche.
Elle vient, elle part,
Me sourit et me séduit,
Parfois si proche,parfois so far,
Peu importe, je la suis.
En bas noir, c'est une féline,
Se jette sur moi et me chatouille,
M'embrasse partout et me caline,
Quel bien, elle fait à ma dépouille!
Je l'aime si fort, je l'aime à mort,
La chance m'a enfin sourit,
Que de la joie, aucun remord,
Tous les jardins ont bien fleuri.